Dans le premier épisode de l’histoire des Autobus chaumontais, nous avions présenté, avec réserves tant cela paraissait douteux, des ex-autobus parisiens officiellement identifiés comme des De Dion-Bouton P 11. Michel Arlais, président de l’Amtuir et qui a consulté la RATP, fournit une explication. Au lendemain de la Grande Guerre, durant laquelle elle a renouvelé son parc en Schneider H, la CGO (Compagnie générale des omnibus, qui gère le réseau parisien) revend massivement anciens Schneider et De Dion-Bouton. L’agent qui a rédigé le certificat de cession a certainement fait une confusion entre les noms des constructeurs et les types, inscrivant PII derrière De Dion-Bouton pour trois châssis qui sont manifestement des Schneider PB 2. Jusqu’à une période récente, les autobus parisiens étaient dépourvus de carte grise, la Préfecture de police, comme les assurances, se satisfaisant du numéro de coquille. C’est donc sur la foi de documents erronés que les véhicules ont été enregistrés en 1920 en Haute-Marne, le PII devenant P 11. Comme le montre la photo, le véhicule porte seulement côté droit les estampilles prescrites par l’article 5 du Code, les véhicules à faible vitesse étant avant 1922 dispensés de numéro d’immatriculation.
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